Violences faites aux femmes : le repérage progresse, mais reste insuffisant
La Haute Autorité de santé (HAS) recommande depuis 2019 que les médecins questionnent systématiquement leurs patientes pour détecter d’éventuelles violences conjugales, présentes ou passées.
Pour suivre l’évolution des pratiques des médecins généralistes, la HAS a mis en place un baromètre qui consiste à interroger régulièrement les femmes afin de savoir si le sujet est abordé en consultation.
Les deux premières mesures (2022 et 2023) de ce baromètre avaient montré que les patientes étaient très favorables à ce questionnement systématique, mais qu’il restait encore trop peu mis en œuvre.
Quels sont les enseignements du baromètre 2025 ?
- Les patientes accueillent toujours très favorablement cette démarche : 97 % considèrent ce questionnement comme une bonne chose. Une adhésion quasi unanime, tous profils confondus.
- 1 femme sur 20 est directement questionnée sur ces violences par son médecin, contre 1 sur 33 en 2022 : le sujet entre lentement dans les pratiques.
- 17 % des patientes ont été interrogées sur leur relation de couple, avec un taux plus élevé chez les femmes enceintes — ce qui pourrait être un signe que la grossesse est de mieux en mieux reconnue comme situation à risque.
Le repérage systématique en médecine générale progresse, mais il reste insuffisant.
Le Réseau de Périnatalité Occitanie (RPO) a mobilisé plusieurs groupes de travail pluridisciplinaires. Cette collaboration a permis la création de deux outils de référence pour la région :
- Le Référentiel «Violences» : un guide de bonnes pratiques pour les professionnels : consulter
- Une fiche technique spécifique : dédiée au dépistage des violences lors d’un parcours d’IVG : visionner le webinaire de présentation

